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30/12/2013

Municipales à Paris : pourquoi NKM doit l'emporter #Mun75000

 

La France est à bout de souffle, croulant sous la dette, les dépenses publiques et un système économique et social hérité des trente glorieuses inadapté au nouveau siècle. Le changement est nécessaire et Paris, comme souvent dans l'histoire, pourrait donner l'exemple et entrainer le pays.

Seule une personnalité politique d'envergure nationale, dynamique et exempte de tout sectarisme peut fédérer les parisiens en fixant un nouveau cap et donner toutes ses chances à la capitale dans le grand jeu des métropoles mondiales.

NKM doit gagner Paris pour trois raisons.

Tout d'abord ayant exercé des fonctions gouvernementales elle possède certainement une vision systémique de l'agglomération qui ne se limitera pas aux problématiques de logement et d'environnement : le Grand Londres est une structure de pilotage et d'impulsion aux compétences élargies,  incluant le développement économique et le transport. Il aurait du en être de même du Grand Paris et il faudra réparer cette erreur. L'empilement des structures et le cloisonnement des compétences territoriales doivent être simplifiés dans notre pays, pourquoi ne pas commencer par l'Ile de France ?

Ensuite elle possède le regard neuf et l'énergie dont a besoin notre vieille capitale d'un vieux pays qui étouffe sous les conservatismes et les corporatismes. Après avoir réalisé que le discours démagogue consistant à dire que l'on pourrait maintenir le système confortable hérité de l'après guerre en faisant payer les riches avait un impact direct sur leur feuille d'impôt, la dette ne pouvant monter jusqu'au ciel,  un certain fatalisme s'est emparé des classes moyennes qui par ailleurs désertent Paris. Il faut, en fixant un nouveau cap pour les dix ans qui viennent, redonner espoir aux parisiens, le marketing électoral segmenté pratiqué par l'actuelle municipalité ayant atteint ses limites.


Enfin et c'est le plus important, NKM n'est pas sectaire et de ce fait, elle peut rassembler au delà de son propre camp, comme elle le fait par exemple avec les centristes. Le sectarisme fausse le jugement et peut conduire à l'erreur. La municipalité actuelle, partie depuis deux mandatures à la chasse au "bourgeois", est enfermée dans un système de pensée manichéen qui frise parfois l'intolérance. Paris a besoin de pragmatisme et non de pensée unique et les parisiens ont besoin d'écoute et d'ouverture d'esprit.


Le pays est dans une situation critique, et comme souvent aux heures les plus difficiles de notre histoire, des personnalités peuvent se révéler, porteuses de changement. Paris a besoin d'une nouvelle figure de proue qui puisse entraîner avec enthousiasme les parisiens. NKM peut être celle-là et c'est pour cela qu'elle doit l'emporter.


Il en va de l'avenir de la capitale et vraisemblablement de celui de la France.

 

27/07/2013

Métropole du Grand Paris : un compromis bâtard

 

En séparant le développement économique, qui reste à la Région, du logement et de l'aménagement confiés à la nouvelle Métropole Grand Paris, le gouvernement prend le risque de voir l'agglomération capitale pilotée par deux têtes concentrées sur leurs domaines restreints, à l'exclusion de toute vision globale.

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Les titres complaisants de la presse : "les socialistes ont gagné leur Grand Paris", "Sarkozy en rêvait, les socialistes l'ont fait" ne doivent pas masquer une réalité bien plus complexe. Nicolas Sarkozy, avec l'aide de Christian Blanc, ministre en charge à l'époque, a rêvé le Grand Paris en commençant par le bon bout. Le développement économique de la région capitale, qui représente 30% du PIB français était la priorité, avec la mise en place de 7 clusters thématiques à visibilité mondiale. Le réseau Grand Paris express devait permettre de relier ces grands pôles entre eux et aux aéroports en moins de 30 mn. Autour des stations du réseau, des contrats de développement territoriaux (CDT) devaient promouvoir le développement économique au sein de chaque territoire de l'agglomération. La gouvernance ne devait être traitée que dans un deuxième temps, l'urgence étant alors le volet économique du Grand Paris que tous reconnaissent aujourd'hui comme le principal moteur de croissance l'économie française.

Le gouvernement actuel, semblant conserver l'essentiel, a dénaturé le projet, par manque de vision. Promouvant le concept de "Nouveau Grand Paris", il a tout d'abord revu le schéma et les échéances du Grand Paris Express, privilégiant la desserte des populations à celle des futurs clusters, l'accès aux aéroports étant renvoyé en fin de projet en 2030. La notion même de cluster a été effacée, tout au plus le projet Saclay et le pôle Descartes ont-ils été cités par Jean-Marc Ayrault. La Société du Grand Paris a vu son rôle recentré uniquement sur  le réseau de transport et les CDT ont pris du retard. Le développement économique, qui était à l'origine du projet en 2008, a donc pratiquement disparu, et reste aux mains de la Région, qui n'a ni le pouvoir, ni la vision  mondiale permettant la relance de l'économie de l'agglomération capitale, notre seule chance pourtant de sortir par le haut de la crise actuelle.

Toujours dans une logique de service aux populations, le gouvernement a voulu ensuite, grâce à la nouvelle loi, confier la responsabilité à un nouvel établissement, la Métropole du grand Paris (MGP), du logement et de l'aménagement. Au delà des problèmes de gouvernance, dénoncés par de nombreux élus comme Jean-Christophe Fromantin,  on ne peut que constater que, quitte à créer un échelon de pilotage à la taille de l'agglomération comme cela existe dans d'autres métropoles visibles mondialement, il manque à cet organisme deux responsabilités essentielles : le développement économique et les transports. Les dysfonctionnements que cet éparpillement des responsabilités va engendrer sont à craindre, amenant à des aberrations urbanistiques, tellement logement, transport et économie sont liés. Les voilà maintenant sous trois responsabilités différentes : le logement pour la MGP,  le transport pour la Société du Grand Paris et le développement économique pour la Région !

Il eu fallu bien au contraire instaurer à la fois un pilotage global, dans l'esprit du Grand Paris de Christian Blanc et le maintien de responsabilités locales, pour éviter les phénomènes de "zoning" dénoncés par les architectes du Grand Paris lors de leur analyse de l'état de l'agglomération à l'origine.

08/05/2013

Réduction de la dépense publique : François Hollande au pied du mur

Les montées du chômage et des salaires sont parallèles en France, contrairement aux autres pays européens. La diminution du nombre de demandeurs d'emploi n'interviendra pas sans une forte révision à la baisse des coûts salariaux. La fonction publique, préservée du risque, doit donner l'exemple : le poids énorme que son financement fait peser sur l'économie doit être allégé rapidement.

 

Elle représente le premier poste de dépense de l'État et des collectivités. Réduire seulement les dépenses d'intervention, essentiellement sociales, ne suffira pas et serait très inégalitaire : il faut d'urgence relancer le mouvement de diminution du nombre de fonctionnaires.

Malheureusement pour le Président de la République, c'est le coeur de son électorat qui sera touché, s'il met en œuvre cette politique courageuse et indispensable. Tout a été tenté depuis un an pour éviter d'en arriver là. Mais les annonces de 10 milliards d'économies en 2012, auxquels sont venus s'ajouter 20 milliards en 2013, ne correspondent malheureusement en rien à une diminution de la dépense publique en valeur absolue, tout au plus au maintien de sa croissance en dessous de l'inflation.

Quel contraste avec des pays comme le Canada, qui, en difficulté lui aussi, a été capable de réduire ses dépenses publiques de 20 % sur 3 ans. Les Canadiens ont érigé alors la chasse à la "paperasserie" en cause nationale, créant un ministère ad hoc et réformant dans le même temps le statut des fonctionnaires pour plus de souplesse, facilitant les départs volontaires et les reclassements.

Dans notre pays, le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite avait déclenché un tollé, et le gouvernement actuel s'est empressé de revenir sur ce principe. Quant à faire rentrer les fonctionnaires dans un contrat de travail de droit commun, inutile de rêver. Le temps presse pourtant. Il va falloir trouver 40 milliards supplémentaires en 2014 pour atteindre les fameux 3 % de déficit que nos partenaires européens nous réclament. Une partie peut être trouvée par la réduction des déficits sociaux (allocations familiales, retraites, sécurité sociale), mais l'optimisation des dépenses de personnels doit suivre également.

Dans ce domaine, de nombreuses questions restent ouvertes, tout d'abord dans les administrations d'État concernant le maintien, à l'heure du numérique, de certains services de proximité inutiles en milieu rural, pour des raisons essentiellement politiques (bureaux de poste, perceptions, écoles à classes uniques, centres hospitaliers désuets), mais également dans les collectivités locales, où la titularisation massive de fonctionnaires territoriaux au cours de ces dernières années sans souci d'optimisation engage lourdement les finances.

Pour tout cela, il n'est pas trop tard, mais c'est tout juste. Tout scénario d'évitement dans l'attente d'une croissance européenne retrouvée qui permettrait de s'exonérer des réformes structurelles douloureuses serait hasardeux : nos partenaires européens qui ont fait le plus dur chez eux exigeront avec raison notre exemplarité et la confiance des marchés ne sera totale que lorsque notre économie sera allégée en partie de ce lourd poids qui lui pèse. Mieux vaut donc réformer maintenant plutôt que de subir bien plus violemment dans quelques temps comme certains de nos voisins du sud qui se sont retrouvés au pied du mur.